Témoignages

 «  I’ve seen some of your reflective pieces…and they are beautiful ! Keep it up ! »

 David L Stickel    2018

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« Agréable surprise. Vos aquarelles sont loin d’être mièvres. Elles ravissent par l’originalité des points de vue ! J’aime le parti pris souvent radical. Super !

Hilde, La Roche-Posay, 2017

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« Du lèche-vitrines, des intérieurs douillets derrière les vitres, des bonbons… ne serait-ce pas le bonheur ? Heureuse de te rencontrer ».

Roselyne, Brioude 2017.

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« Quand les aquarelles racontent des histoires…  » (1)

 


Au Festivalet des ateliers d’écriture 2017 de Blesle (Haute-Loire) ( Tisseurs de Mots), en écho à l’aquarelle « Incognito »,  Josette Magnon (Montélimar) a écrit ce texte :

« Aujourd’hui, à Blesle, on me parle de reflets, de bords entre deux mondes, et, vraiment, j’y suis, entre deux mondes ! Celui de mon enfance, et celui de maintenant, si différent, tant pour le lieu que pour les pensées qui m’animent…

« Incognito », c’est le titre d’un tableau. Une aquarelle d’ Emmanuelle Brunet.

Une femme jeune, élégante, se promène dans les beaux quartiers d’une grande ville…Pourquoi pas Alger ?

Dans les années 50, c’était un « petit Paris », avec des immeubles haussmanniens, de larges avenues, de beaux balcons, de belles vitrines.
Cette jeune femme s’appelle Marie-Lou. Elle est bien vêtue, elle porte une robe d’été à impressions, une robe de marque, chic, un chapeau, un sac Chanel avec une chaînette…Le soleil méditerranéen caresse sa peau. Elle peut circuler seule et sans voile. Elle fait partie des européennes qui n’ont pas à se cacher, à qui la vie sourit, car on est encore en paix. Elle peut profiter de sa liberté, sans inquiétude.
Sa fille est au lycée, elle a la clé de l’appartement, donc pas de souci. Son mari est en déplacement. Nulle obligation de rentrer tôt, la vie est belle !
Dans les vitrines, son reflet lui plaît. Alerte, avantagée dans cette tenue, elle chantonne une romance à la mode. La mode et l’air du temps, tout ce qui rend sa vie si légère…

Et pourtant, derrière tant de brillance, une ombre au tableau ne lui apparaît pas.
Un jour, ce temps béni ne sera plus que souvenir. Ce pays de rêve, il faudra le quitter. Il faudra vivre sous d’autres cieux, affronter vieillesse et solitude.

Au premier plan du tableau, figure une boule, faisant partie du décor de la vitrine. Boule de cristal, pour savoir l’avenir ?

J’ai voyagé d’une rive à l’autre.
De la Méditerranée à cette rivière à mes pieds, qui court si joyeusement.
Elle me dit toute la transparence du temps qui passe, et que rien ne retient. Le beau visage de Marie-Lou s’y reflète.
Marie-Lou qui préférait les apparences.
Marie-Lou qui ne songeait pas qu’une petite fille souffrait de solitude.
Marie-Lou qui est partie vers d’autres cieux.
Tu ne me quittes plus.
Je t’aime, maman ».

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 » J’aime le choix de vos sujets variés et vos cadrages originaux. J’adore votre trait de pinceau, à la fois très précis et très libre. Vous conciliez l’inconciliable, bravo ! « .

Cécile, Brioude 2017.

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« J’adore l’aquarelle, mais la vôtre est un univers magnifique. Je vous adore ! « 

Yanis, Brioude 2017.

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« Quand les aquarelles racontent des histoires…  » (2)

Chapeau bas
« Chapeau bas », collection privée.

Au Festivalet des ateliers d’écriture 2017 de Blesle (Haute-Loire), (Tisseurs de Mots), en écho à l’aquarelle « Chapeau-bas », Christine Dupont (Clermont-Ferrand) a écrit ce texte :

 » J’ai attendu ce lundi
Cette bicyclette rouge
Abandonnée avec légèreté
Contre le mur de sa maison.
Comme tous les lundis.

Je me suis d’abord recroquevillé
Sur le trottoir chaud et poussiéreux
Corps frissonnant dans un soleil de plomb
Jambes repliées, cœur éclaté.

Puis, me suis levé, doucement
Très doucement,
Découvrant dans le reflet
De la vitrine du chapelier
Mon corps suspendu à l’attente,
A l’éclat de son regard
Au timbre de sa voix
Au frémissement du rideau,
Tout là-haut.

Franchir le seuil, « Bonjour Monsieur »
Traverser la vitrine
Pour me fabriquer une image
Choisir entre le trouble ou le limpide,
La transparence ou l’apparence.

« Un chapeau, plutôt ! s’il vous plait »,
A la fois contenant de mes pensées,
De mes espoirs, de mes émotions, de ma quête
Mais ne cachant pas mon regard
Dans lequel je me contemple, m’admire,
Me raconte une histoire.

« Un gant seulement, s’il vous plait »
Pour me laisser le choix

Le choix du souvenir de ma main sur la poignée brûlante
Et rugueuse de la lourde porte, de
celui de sa peau, des douceurs rêvées.

Ou le choix du souvenir d’une main insensible,
Pour ne pas craindre de souffrir, de regretter,
Pour frapper de rage ce vélo trop rouge.

« Ce foulard, s’il vous plait »
Pour cacher mes tendons qui se figent,
Ma déglutition bruyante et ridicule
Pour étouffer ma voix, l’étrangler, la protéger,
Je ne sais plus,
Ou bien choisir de respirer,
Vers des étendues de mots d’amour
Prometteuses et fertiles,
Vastes à s’en étourdir et à se perdre.

Ressortir, face à la vitrine maintenant.
Mon âme se débat, se cogne contre
Des blessures que je crois incurables.
Cette image délicate et éphémère dans ce miroir
Je l’aime et je la hais tout à la fois.

Sur le vélo rouge
Un chapeau sur le guidon,
Chatouillé par le vent
Un gant par terre, piétiné,
Et une écharpe qui s’envole

Je suis rentré, dans un murmure,
Mes mains tâtonnant dans l’obscurité
De son alcôve,
Nu, libre d’aimer. « 

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 » Où est-on dans vos tableaux ? Devant ? Derrière ? Dedans ? Dehors ? Question de point de vue ! Nous avons beaucoup apprécié et …beaucoup interrogé « .

Annie et Marie-France, Brioude 2017.

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